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Consultation lycéens · Maurice · juin 2026

Coup de gueule des lycéens

Ce que les jeunes Mauriciens pensent vraiment de l'école, de leur avenir et de l'intelligence artificielle. Ils ne rejettent pas l'IA : ils l'ont déjà adoptée, seuls, sans qu'on la leur enseigne.

  • Répondants202 lycéens
  • Période10 au 28 juin 2026
  • Questions28
  • Rapport15 pages, en français

Les chiffres clés

Le fossé n'est pas entre les jeunes et la technologie : il est entre ce que les élèves font déjà et ce que l'école leur transmet. Et il se double d'un doute profond sur leur avenir à Maurice.

  • 89%utilisent l'IA générative, tous les jours ou de temps en temps
  • 81%révisent avec ChatGPT ou une autre IA à la maisonleur premier outil d'étude, devant YouTube
  • 66%estiment que l'école ne les aide pas à comprendre et utiliser l'IAnote de 1 ou 2 sur 5 ; 11% se sentent accompagnés
  • 56%reprochent à l'école d'interdire l'IA au lieu d'apprendre à s'en servir
  • 66%se voient étudier à l'étranger après le HSCdont 21% sans intention de revenir
  • 18%croient vraiment pouvoir réussir leur carrière en restant à Maurice42% en doutent
  • 58%veulent « beaucoup » de cours de soft skills
  • 62%citent la pression et le stress parmi ce qu'ils détestent en cours

Ce que révèle la consultation

Une école jugée tiède, pas détestée

L'école les prépare-t-elle à la vie d'après ? 3,05 sur 5 en moyenne : 49% restent au point neutre, 29% se sentent bien préparés, 22% se disent largués. Ils reprochent la pression et le stress (62%), l'ennui et les journées trop longues (60%), le par-cœur (54%) et des matières jugées inutiles (51%).

Le paradoxe de l'IA

L'école les aide-t-elle à comprendre l'IA ? 2,21 sur 5 en moyenne. 48% disent apprendre par cœur « des choses qu'on trouve en deux secondes », 37% n'avoir jamais été formés au bon usage de l'IA. Pour 62% des réponses libres, l'IA est d'abord un outil, une aide, « pas un remplaçant ».

Entre espoir et menace

52% voient l'IA comme « une chance pour réussir », 36% comme « une menace pour mon futur job », 29% comme « une triche que les profs détestent ». Les élèves anxieux pour leur avenir y voient plus souvent une menace (42% contre 31% chez les confiants). Leur première peur : « choisir la mauvaise voie » (40%).

Rester ou partir

Parmi ceux qui doutent de Maurice, 75% veulent partir. Les motifs du départ : de meilleures universités (62%), voir le monde (61%), de meilleures opportunités d'emploi (52%), un meilleur salaire (47%). Ce qui les retiendrait : la famille et les proches (49% des réponses libres), puis le cadre de vie (23%).

Deux angles morts : données et environnement

33% n'avaient pas, ou à peine, entendu parler de l'empreinte de l'IA (énergie, eau des data centers). Sur leurs données, 38% disent faire attention à ce qu'ils partagent, 25% sont inquiets sans savoir quoi faire, 31% estiment que « le service vaut le coup ».

Une demande de concret

58% veulent beaucoup de cours de soft skills (communication, esprit critique, coopération) et 46% accueillent favorablement des cours pratiques. 13% écrivent une filière « hors nomenclature », signe d'un cadre jugé trop rigide.

« À l'école, on nous interdit de nous servir de l'IA, alors que les profs, eux, l'utilisent pour préparer nos cours. Je trouve ça injuste. »

Élève de Grade 13

« On pourrait nous montrer comment faire une interview, un CV, envoyer un mail, travailler en équipe. »

Élève, filière générale

Méthodologie

Échantillon
202 réponses valides (une soumission de test retirée), recueillies du 10 au 28 juin 2026.
Profil
Âge : 14-15 ans (41), 16-17 ans (110), 18-19 ans (51). Filière : sciences (66), économie et commerce (38), lettres et sciences humaines (39), technique et professionnelle (4), pas encore choisie (28), et 27 réponses hors nomenclature.
Questionnaire
28 questions sur l'école aujourd'hui, l'avenir, l'après-HSC, l'IA, et le profil du répondant.
Traitement
Toute option représentant moins de 1% des réponses est écartée des graphiques et des commentaires. Les questions ouvertes sont codées par thèmes (une réponse peut relever de plusieurs thèmes).
Confidentialité
La colonne e-mail a été entièrement supprimée avant analyse, et tout identifiant (noms, établissements) a été retiré des verbatims cités, conservés dans la voix originale des élèves.

Le rapport complet

15 pages, en français : l'analyse, les verbatims, les perspectives à un à trois ans, les recommandations à court et à long terme, et une question par graphique.

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